Afrique: L'ivoirienne amoureuse, ma maîtresse, ma fille........................mon amour.
Acte II d'un conte érotique ayant pour scène Abidjan en Côte d'Ivoire.




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Je te regarde et je te désire, belle petite africaine qui s'approche de ma table 
tout en me regardant de tes yeux éclatants dans lesquels je sens une certaine complicité. 
Serait-ce plutôt la concupiscence qui me ronge alors que je pense à l'amante de ce temps passé 
qui m'obsède encore plus puisqu'en te voyant de si près, 
serait-ce aussi toi qui m'obsède ainsi?

Je te l'ai proposé et tu as accepté.
Tu as accepté de sortir avec moi, après ton travail terminé, pour marcher, parler 
ou ne rien faire dans cette nuit fraiche qui nous faisait oublier la chaleur intense du jour 
afin que le désir ainsi revienne.
Je te désire et tu as si bien accepté sans que j'ai eu à le proposer. 
Nous sommes allés chez toi dans cette chambre étroite de ce bâtiment étagé 
d'une blancheur défraîchie par le temps et l'insouciance. 
Nous avons marché, j'ai pris ta main, tu n'as pas résisté et nous nous sommes retrouvés chez toi,
moi rempli de ces désirs de t'aimer et toi sauras-tu me dire pourquoi!

Parce que je devrai repartir et tu seras là me regardant partir, pour toujours, 
et tu le sauras car c'est toujours ainsi que cela se passe et c'est ainsi que cela s'est passé. 
Dix-huit années se sont écoulées depuis, elle m'a regardé avec une certaine tristesse dans les yeux
alors que je traversais la zone dédouanée pour prendre ce vol en direction de Paris,
et nous ne nous sommes jamais revus que dans mes rêves, des rêves qui se sont lentement évanouis 
et qui réapparaissent maintenant, ici, dans ces mêmes lieux où nous nous sommes aimés.

Qu'est-elle devenue? 

Je n'en sais rien et comment pourrais-je le savoir.

Je t'ai aimé.
Tu m'as aimé sans doute puisque c'est ainsi que tu as fait, sans que j'ai à te le demander, 
tu m'as accueillie dans tes bras et je t'ai pressée dans mes bras, je t'ai embrassée 
et ta langue s'est glissée en moi, chaude comme ton corps tout entier qui me brûlait l'intérieur, 
j'ai lentement soulevé ton boubou, oh très lentement à voir apparaître ton corps dénudé, 
à me transcender à mesure que tes chairs se dévoilaient sous mes yeux, 
que mes doigts parcouraient tes chairs, tes petits seins provocants, ton ventre lisse, 
ta fleur entr'ouverte et que je devenais soudainement tendu et rigide 
à vouloir te transpercer de mon dard, 
mon dard rigide que tu as si voluptueusement effleuré de tes doigts agiles 
et qui comme la lance d'un guerrier "Baoulé" s'est planté en toi tout au fond de ton apatam sacré.

Sacrilège!

Tu t'es fondue en moi, tes seins rigides et pointus ont transpercé mes chairs et aussi mon âme 
et ton ventre et mon âme et ton âme et mon goupillon violeur et ta vulve sacrée 
et nous nous sommes unis et je me suis répandu en toi, toute ma sueur, ma salive, mon sang,  
mon sperme, ma semence séminale s'est répandu en toi et tu t'es agitée en moi 
avant que d'un orgasme primitif tu t'es effondrée sur moi.

Je me souviens, c'est ainsi que cela s'est passé et c'est ainsi que cela se passe maintenant, 
toi qui lui ressemble, elle toute noire et belle comme toi si belle, mulâtre et presque blanche 
mais toute aussi africaine qu'elle était africaine, amoureuses toutes deux et que j'aime toutes deux,
toi, que j'aime tout autant qu'elle je l'aimais comme si vous n'étiez qu'une seule et même chair 
une seule et  même odeur une seule et même femme ou la mère et la fille en une seule amoureuse.




Et nous nous sommes regardé. 
Nous étions nus tous les deux, main dans la main devant le miroir du bahut, 
nous nous regardions derrière le miroir, souriants, satisfaits, s'aimant encore, 
je regardais tous ces objets épars sur le bahut, les colifichets, les bijoux, 
tu appuyais ta main sur ma main pendant que je déplaçais les objets, les boites secrètes, 
les statuettes, les fétiches, les pendentifs, les anneaux 
et une photo, un visage qui te ressemblait mais ce n'était pas une photo de toi, 
c'était sa photo, son visage, je l'ai reconnue, c'était elle, mon amoureuse 
et tu me l'as dit, toi, mon amoureuse, ma maîtresse, ma fille, mon enfant,

c'était ta mère.



Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, décembre 2013) © 2013 Jean-Pierre Lapointe
En hommage à mes amoureuses d'Afrique.
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